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Lunatic- Le silence n'est pas un oubli

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1 Lunatic- Le silence n'est pas un oubli
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2 Fayce- Faycstyle
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3 L & E : juste pour une nuit
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1 d'plus

J'ai du mal à commencer, ce soir j'me sens perdu,
Ce poids perdure, j'ressens ma vie comme étant hyperdure,
Ca m'perturbe parce que j'crève pas la dalle,
J'ai une famille, un toit, des baskets, des sandales,
Auteur de scandales, pour des futilités,
Futile idée de me dire qu'ça va mal,
Mais ça s'arrange pas, j'ai des soucis à la pelle,
Quand on m'demande c'qui va pas, je manque à l'appel,
Le sang noir de mes veines assombrit mon ciel,
Soucis superficiels tirant mes super ficelles,
J'ai la peur du futur, j'la soigne dans mes bitures,
La vie, une chienne du coup j'fais gaffe à la morsure,
J'flirt avec les bordures, au bord du gouffre,
A bout de souffle, mon air pur s'appelle verdure,
Depuis le berceau, j'ai l'oeil dans les publicités,
Envies formatées, j'vois le présent comme une fatalité,
Et si ma vie était à revoir, j'préférerai la cessité,
Pour ne pas voir la chance avec moi hésiter,
J'en ai marre des coups d'sort, j'voulais l'sourire sur mon visage,
La paix dans l'paysage, faites que ce monde s'en sorte,
Il est mal-barré depuis qu'le diable colporte aux portes,
Cloportes en Porsche, Y a même des gros Colt en or,
On fabrique la mort mais on la renomme défense,
Des sous usés à tort, la faim tue encore en France.

















# Posté le mardi 13 mai 2008 20:57

Modifié le dimanche 25 mai 2008 17:46

Tempête

Avis d'tempête, j'coule, j'voulais prendre le large,
Une larme discrète coule à chaque sourire que j'te lache,
Lâche perle salée qui nargue mes joues,
Squatte mes jours, même si ça tacle, tu jous,
J'traine mon âge, mes coups, ma rage, mes doutes,
J'ai écrit ma vie mais ma page m'dégoûtes,
Océan d'bonheur? Moi j'ai senti qu'des gouttes,
Ma part se trouve dans la bouche de ceux qui broutent,
Voilà mes poids, mes galères, faites que Dieu entende,
Qu'il y attente à temps, afin que j'puisse prendre du bon temps,
Que mon sale teint s'arrange et que mon destin s'enrage,
Pour qu'le bonheur se lise en italique sur mon visage,
Avec d'l'adhérence dans mes virages,
Y aurait pas eu d'dérapage et p'tête l'pactole au prochain tirage,
Par contre des mirages, j'en ai plein la rétine,
Légions d'illusions gouvernant depuis la tétine,
Sur des épines, s'échouent mes résolutions,
Ma révolution s'ra chaude comme en Terre de Sion.
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# Posté le lundi 28 avril 2008 18:29

Modifié le dimanche 25 mai 2008 17:50

Mon art

J'ai l'âme armée d'lames depuis qu'mes larmes,
Lavent les dégâts que causent mes drames,
Sous l'charme d'un art que l'on qualifie d'alarmant,
Passage d'une contestation passive à décision d'armement,
Faute, aux gouvernants qui n'écoutent pas forcément,
Faute aux rêves gâchés par notre simple existence,
Faits divers, paillettes, journal people,
Rétine encombrées, salies, voilà c'qu'ils veulent,
Président, dit arrivé par voix du peuple,
Mais on a autant d'voix que de vue pour un aveugle,
Tu peux prendre ça pour un aveu, j'en ai rien à foutre,
Prends le plutôt pour un adieu, y en à marre du souffre,
Trop souffrent car pas d'sous, d'autre s'ouvrent car plus d'souffle,
Ouvrez les soutes du pays, vous verrez qu'ici ça étouffe...


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# Posté le mercredi 16 avril 2008 18:18

Modifié le dimanche 25 mai 2008 17:47

Avec du recul...

Elle, fleur d'ivoire dans un jardin d'ébène,
Que j'ai cueilli un soir afin d'moccuper d'elle,
Seule direction de mes poèmes, elle m'a offert des ailes,
Elle m'a comblé, j'en ai même perdu mes rêves,
Quand la vie s'conjugue au pluriel, c'est qu'le coeur s'emballe,
S'déballe même en privé sur un lit de pétales,
Mais il s'rétame aussi mais sur un lit d'hôpital,
Alors on prends des cachets, fait des efforts, c'est vital,
Elle a le regard de la vie, la douceur de l'envie,
Et son parfum ennivre bien plus qu'un litre d'eau d'vie,
Je suis un drogué, de l'odeur de son cou,
Dépendant à vie de c'que j'appellais mon couple,
Mais les joies s'estompent, le bonheur prend un coup,
Les visages se ferment et puis le lien se coupe,
Alors arrivent les questions, les remises en causes,
Prise de distances, voilà la terrible clause,
Arrive le combat, la lutte du silence,
La prise de substance pour compenser l'absence,
La prise de conscience aussi, j'ai gaché mes chances,
Le manque de confiance insiste, me voilà sans mon sang,
Et pourtant, j'garde des souvenirs en otage,
Qui poignardent mon coeur quand j'entrouvrent leur cage,
J'réécoute ses messages, les vis comme un massacre,
Si c'est une caresse, y a du napalm pour huile de massage,
C'est dommage, y a pas eu d'baiser d'adieu,
J'me sens seul à présent, j'voyais mon futur à deux,
Aujourd'hui de mon Amour, j'en fais l'aveu,
Trop tard je le sais, elle a trouvé mieux,
Pas grave, son sillage comprend ma petite trace,
Comme un coquillage, sur la plage, à marée basse...

Ce soir, la lumière d'la lune est noire,
Et assombrit la scène de l'assassinat de l'espoir,
Les dégâts causés par l'désespoir,
Se lisent en lettres capitales sur les pages de mon histoire,

# Posté le dimanche 30 mars 2008 21:54

Modifié le vendredi 25 avril 2008 21:14

J'voudrais

J'me sens oublier, seul face à c'qui m'assassine,
J'voudrais viser la cime un oeil sur mes racines,
J'voudrais briller, en écrasant les racistes,
De milles feux, de vive voix, avant qu'on m'assassine,
J'voudrais crier, c'qui s'passe comme injustice,
Me rendre utile à la Martin Luther King,
J'voudrais stopper, c'qui s'passe en Palestine,
Missiles contre pierres, il n'y a pas d'estime,
J'voudrais qu'les gens s'aiment, de l'Amour dans chaque verset,
Que cette larme sur ma cornée soit la dernière versée,
Je voudrais, que l'abcès soit percé,
Pouvoir vivre bien sans percer, vivre une vie sans père c'est,
Horrible, respect aux auteurs de lyrics persécutées,
J'voudrais oublier, les peines qui m'ont fait plier,
Les déceptions engendrées par ceux pour qui je priais,
J'voudrais garder, les erreurs qui m'ont fait grandir,
L'image d'un Gandhi faisant plier un Empire,
J'voudrais avancer, sans devoir revenir,
Me dire que l'pire s'écrit maintenant au passé,
Que l'opressé se voit grandir,
En héro et pas en Candide,
J'voudrais annoncer, aux gens qu'j'aime que c'est l'cas,
Mettre ma fierté d'côté pour les prendre dans mes bras,
J'voudrais m'évader, loin de c'monde de fou,
Où la thune et l'image nous mettent aux garde à vous,
Où la liberté d'penser reste notre seul garde-fou,
Si j'tombe en panne, j'prendrai mes jambes à mon cou,
J'voudrais, pour la fin insister,
Sur le fait qu'on est fait, pour aimer sans méfait,
Pour s'aider sans s'méfier, pour élever sans tuer,
Donnons-nous la main, un grand pas sera fait...








# Posté le jeudi 27 mars 2008 10:36

Modifié le jeudi 24 avril 2008 21:39